ARIEL DE BIGAULT

UN PARCOURS ATLANTIQUE ET LUSOPHONE



Mon parcours artistique et personnel s'inscrit dans un espace atlantique surtout lusophone. Je suis venue à Lisbonne à la fin de l'année 1975, quelques jours avant que l'effervescence révolutionnaire ne soit reprise en mains par les politiques et les militaires. J'étais apprentie-comédienne en France et je m'intéressai à l'extraordinaire production théâtrale. J'eus le bonheur de travailler avec des grands créateurs : Jorge Silva Melo au Teatro Cornucópia et João Mota au Teatro Comuna. La musique populaire exprimait la vie quotidienne et les aspirations de tout un peuple. Les chanteurs-compositeurs José Afonso ainsi que Fausto, Julio Pereira, Sérgio Godinho, Vitorino ouvrirent mes oreilles aux sons de la lusophonie. Ils me firent découvrir l'Angolais Rui Mingas et le Brésilien Chico Buarque... Par ailleurs, un ami m'ayant prêté une caméra super 8, je commençai à filmer, sans aucune expérience ni formation autre que quelques bases techniques. J'ai beaucoup aimé tourner. Et je me suis mêlée à l'élan de création audiovisuelle et cinématographique. Lisbonne est une ville dont la lumière, les espaces inspirent et stimulent. J'ai réalisé trois documentaires : Femmes en Lutte, en super 8 puis, en 16 mm : Eduardo et Fernando et Est-ce qu'on nous voit ? consacrés à des enfants handicapés.

Ma première rencontre avec le Brésil eut lieu en 1984. Le Festival Racines Noires (Catherine Ruelle, Catherine Arnaud, Osange Silou) me proposa de collaborer à la Mostra "Noirs dans le Cinéma Brésilien". J'ai donc commencé par étudier la place des Afro-brésiliens dans la production cinématographique. J'ai vu une centaines de films, lu nombre de livres (Florestan Fernandes, Roger Bastide, Abdias do Nascimento, Muniz Sodré), et surtout rencontré des artistes, des acteurs, des personnalités qui m’ont ouvert la voie d'un intense voyage artistique et personnel.

Grande Othelo fut un ami qui a marqué mon travail et ma vie. Homme d’immenses joies et tristesses, acteur extrême, citoyen fier de son pays et de sa race, le génie brésilien en personne. Il m’a donné des clés, il m’a ouvert l’esprit et la sensibilité. Il est le conteur et le guide de la série Éclats Noirs du Samba. J'ai réalisé Eclats Noirs du Samba (4 films de 56 min. Cariocas, Gilberto Gil, Zézé Motta, Paulo Moura, production Hubert Niogret / Feeling Productions avec la participation de TF1, 1987) avec des artistes exceptionnels - Grande Othelo, Martinho da Vila, Gilberto Gil, Zézé Motta, Paulo Moura - ainsi que les groupes Olodum, Ilé Ayié, Fundo do Quintal, Velha Guarda da Portela et bien d'autres grands musiciens. Avec eux et grâce à eux, ces quatre films ont lancé des interrogations sur les discriminations raciales, le mouvement noir, la vitalité de la création musicale afro-brésilienne.

De retour à Paris, j'ai suis allée à la rencontre des Musiciens Africains qui à Paris étaient les hérauts de la Sono Mondiale qui allait parcourir le monde. Leurs parcours et leurs aspirations, qui faisaient écho à mes expériences brésiliennes, inscrivaient nos dialogues autant dans l’analyse du passé comme dans la perspective de la modernité. Et c’est logiquement que j’ai accompagné les premiers voyages de Manu Dibango, Salif Keita, Ray Lema au Brésil. Des moments inoubliables qui conjuguaient émotions et réflexions profondes.

Le voyage en 1990 aux Iles du Cap vert fut une étape décisive. C'est par la découverte de la littérature et de la musique de l’archipel que j'ai été initiée à l'histoire extraordinaire de ce peuple qui dans le creuset des trafics et des échanges de l'Empire Portugais a su forger une identité unique, forte et rebelle. Malgré ou à cause du destin singulier qui pousse une grande partie des îliens vers l'émigration, les Capverdiens préservent l'âme de leur identité sur toutes les terres de leurs résidences. J’ai rapporté à Paris des disques et réussi à convaincre quelques professionnels comme Gilbert Castro de la maison de production Mélodie. J'ai participé activement à la promotion et à la diffusion des artistes capverdiens en France – Cesaria Evora, Finaçon et beaucoup d’autres – . En même temps, j'ai commencé un travail de recherches sur l'histoire des Musiques de l'archipel qui aboutit à l’Anthologie des Musiques du Cap Vert (2 Cds Buda Musique).

Ma proximité avec l’Afrique Lusophone passait toujours par Lisbonne ; j'y rencontrai des artistes africains, qui, luttant contre des préjugés séculaires, ont imposé la force de leurs talents et de leurs créativités. C’est avec eux que j’ai réalisé les films documentaires - Afro Lisboa 1996, Margem Atlântica 2006 – qui reflètent la complexité des migrations humaines et culturelles entre l’Afrique et le Portugal depuis les Découvertes jusqu’à aujourd’hui.

Le Festival Atlântida que j’ai créé et organisé s’est inscrit dans la même dynamique : il a réuni, pour la première fois à Paris (en 1996 et 1997), des musiciens, des écrivains, des artistes plasticiens d’Afrique, du Brésil et du Portugal. Le Brésilien Chico Buarque parla du métier d'écrire en langue portugaise avec l’Angolais José Eduardo Agualusa. Chico Cesar joua aux côtés du Capverdien Tito Paris. Olodum rencontra le rapper mozambicain General D.

L’ANGOLA m'attirait. Mon expérience portugaise, brésilienne et capverdienne me donnait quelques clés pour comprendre cette terre si riche et si éprouvée. Mais il était difficile d'y aller. Je commençai mes recherches sur les Musiques Urbaines d'Angola au mitan des années 90, alors que les conflits armés déchiraient le pays. Des centaines de milliers d'Angolais fuyaient les zones de combat. Certains se réfugiaient à Lisbonne. Parmi eux des musiciens de grand talent. J'arrivai pour la première fois à Luanda en Novembre 1998, quelques jours avant la reprise des affrontements armés entre les forces du gouvernement de Luanda et celles de l'Unita. Mes recherches furent longues et difficiles ; la vie était dure, même dans la capitale, on manquait de tout, à commencer par l'eau et l'électricité. Il n'était pas aisé de trouver des informations ni de circuler. Pourtant, grâce à l'extraordinaire et chaleureux soutien des musiciens et de journalistes de la Radio – Gilberto Junior, Artur Arriscado – j'eus accès à des disques, j'écoutai des centaines de musiques et surtout les histoires que me racontaient les artisans de ces trésors. Et c'est ainsi qu'a pu être réalisée la série Angola 1956-1998 (5 Cds Buda Musique) qui couvre près de 50 ans des Musiques Populaires d'Angola. Le documentaire musical et le disque Canta Angola (2000) ont ensuite montré combien les musiciens expriment l’identité et la culture de leur peuple. Et depuis quinze ans, j'ai aidé à faire connaître en France de grands musiciens comme Carlos Burity, Carlitos Vieira Dias, Moisés et José Kafala, Banda Maravilha, Paulo Flores.

Lors de ma résidence (2010) à la Fondation Sacatar, sur l'île d'Itaparica, en face de Salvador da Bahia, au Brésil, j'ai poursuivi mes recherches sur les expressions culturelles et religieuses des Bakongos, esclaves transportés d'Angola au XVIIème et XVIIIème siècle vers Bahia. Et j'ai pu constater que des centres de candomblé, des musiques, des danses, des chants, des rituels ont été créés par ces hommes et ces femmes déportés du Royaume du Congo. Catholiques et animistes ils poursuivirent leurs doubles fidélités religieuses au cœur du système colonial esclavagiste portugais du Brésil.

Le Brésil reste au cœur des projets que je développe actuellement. Héros Noirs contre Codes Blancs, long métrage documentaire sur la relative invisibilité des Afro-Brésiliens dans les industries de l'image : publicité, mode, télévision, cinéma. Le Brésil de Nelson, long métrage documentaire sur l'oeuvre du grand cinéaste brésilien Nelson Pereira dos Santos, 60 ans de cinéma, une trentaine de films. Et un long métrage de fiction, Cher Blaisil, qui évoque les voyages brésiliens de l'écrivain franco-suisse Blaise Cendrars.

Je suis retournée en 2014 en Angola. Le pays est en paix depuis 2002. Il connaît depuis lors une vigoureuse croissance économique dont les constructions de routes et de buildings modernes sont parmi les signes les plus visibles. D'immenses et multiples problèmes subsistent qui entravent le développement économique et social. Les expressions culturelles sont diverses et vivaces, dans tous les domaines. La jeune génération, dont certains ont séjourné à l'étranger, est le moteur d'une création théâtrale, musicale, littéraire, très contemporaine et connectée au monde.

Née à Paris

Nationalité Française

Langues écrites et parlées: français et portugais
Connaissances de l'Allemand, Anglais, Italien, Espagnol, Créole capverdien

Formation : Théâtre, danse, mime, cirque, masques et marionnettes
Ecole Jacques Lecoq et Université Paris III

La plupart de mes réalisations sont liées au Portugal, au Brésil et à l'Afrique




DOCUMENTAIRES

“Eclats Noirs du Samba”

Série de 4 x 55' : “Cariocas”, “Gilberto Gil”, “Paulo Moura”, “Zeze Motta”
Doc. musicaux sur de grands artistes noirs brésiliens.
Avec la participation de Grande Othelo et de Martinho da Vila, Caetano Veloso, Jorge Ben, Nelson Sargento, Ilé Ayié, Olodum, Raphael Rabello, Fundo do Quintal, Escolas de samba Vila Isabel, Portela et Imperatriz Leopoldinense.
Prod : Feeling Productions / TF 1.

“Afro Lisboa”

60' 1996
Africains à Lisbonne : Questions sociales, interrogations identitaires.
Prod: Kanpaï Productions / SP Filmes / RTP avec le soutien de IPACA, FAS , CNC
Prix "António Reis" - Meilleure Oeuvre Documentaire - des Rencontres Internationales du Cinéma Documentaire (Lisbonne, 1997)
Présenté dans le cadre de l'exposition Lisbonne-Lisboa, Paris La Villette 2003

"Canta Angola"

59' 2000
Les musiciens d'Angola résistent au désespoir par la force de leur création populaire.
Avec Carlitos Vieira Dias, Lourdes Van Dunem, Moisés e José Kafala, Paulo Flores, Carlos Burity, Banda Maravilha, Simmons Massini, Novatos da Ilha, Ndengues do Kota Duro
Prod: Kanpaï Productions / Orion (Luanda) / Muzzik Avec le soutien de : I. Camões, TPAngola, CNC

"Margem Atlântica"

58 ' 2006
À Lisbonne, rencontres avec des artistes (musiciens, acteurs, écrivains) dont les créations reflètent leurs origines africaines.
Avec Mariza, Zézé Hurst, José E. Agualusa, Amélia Muge, João Afonso, Angelo Torres, Kalaf, Cool Hipnoise.
Prod : FMC / Filmoblic/Real Ficção avec la participation de ICAM, CNC, RTP, TV5 Monde


AUTRES DOCUMENTAIRES

“Femmes en lutte au Portugal”

50'

“Eduardo et Fernando”

45'
Les jeux, les dialogues, le monde d'enfants trisomiques.
RTP/F.Gulbenkian

“Est-ce qu'on nous voit?”

80'
La vie et les rêves d’un enfant aveugle.
RTP/F.Gulbenkian/TF1.

“Retour au Portugal”.

17'
Le difficile retour de jeunes immigrés.
Infovision /TF 1


VIDEOS MUSIQUE

“Si Manera et Feia”

2 x 4' 1990
Clips du groupe Finaçon
Feeling Prod / Mélodie /TNCV

"Tito Paris" 12'

2002
EPK La Huit / Universal Classics

Lisboa. com.fusion

11’ 2005
17 artistes de la nouvelle vague musicale
EMI Portugal


MAGAZINES TÉLÉVISION

“Nuits Images Sud Nord”

1991
Images Sud Nord / CFI / TV 5 / RFO

Reportages sur les immigrés pour le magazine Premier Service

1994
Point du Jour /FR3

Réalisatrice de Fenêtre sur Court Magazine du Court Métrage

1996-1997
Kanpai/La Cinquième

"Madredeus La Sirène du Tage"

2005
Reportage pour Metropolis
Arte

"La Télévision des Angolais"

2006 26'
Toutes les Télévisions du Monde
Point du Jour - Arte

Projets en développement:
Cher Blaisil, fiction, Blaise Cendrars au Brésil. Héros Noirs contre Codes Blancs sur l'invisibilité des Noirs dans les industries de l'image au Brésil. Gens du Pelô, docu sur les habitants de Pelourinho, Bahia


AUTRES ACTIVITÉS


MUSIQUES DISQUES

Après avoir réalisé Éclats Noirs du Samba, série de quatre documentaires, avec des artistes afro-brésiliens, j'ai rencontré les Musiciens Africains de Paris. Manu Dibango, Ray Lema, Salif Keita, Mory Kanté, Touré Kunda et bien d'autres qui étaient alors, dans les années 80, les pionniers de la modernité musicale du continent et de la Sono mondiale (celle d'Actuel, Radio Nova, Jean François Bizot). Le projet de série documentaire sur cette création africaine et parisienne ne trouvant pas de moyens financiers, je suis partie, à l'invitation d'un producteur portugais, dans l'archipel du Cap Vert. J'en ai rapporté un projet de long métrage de fiction et quelques disques : Tubarões, Finaçon, Cesaria Évora. Et j'ai réussi à convaincre Gilbert Castro, directeur de la maison de disques Mélodie, du potentiel de ces musiques alors quasiment inconnues en France. Ce fut le point de départ d'une nouvelle carrière pour la grande chanteuse Cesaria Evora et le début de belles aventures d'artistes capverdiens de par le monde. En 1995, j'ai réalisé, pour Buda Musique, dirigée par Gilles Fruchaux, grand explorateur des Musiques du Monde, l'Anthologie des Musiques du Cap Vert, qui raconte une histoire musicale qui va de 1956 à 1992, année du premier Disque d'Or de Cesaria Évora en France.

En 1996 et 1997, j'ai conçu et organisé le Festival Atlântida dont les deux éditions ont réuni, à Paris, des artistes des pays de langue portugaise : Portugal, Brésil, Mozambique, Cap Vert, Angola, Guiné Bissau, São Tomé. Des peintres (notamment l'Angolais Antonio Ole), des écrivains (Chico Buarque et José Eduardo Agualusa) et des musiciens : les Brésiliens Chico César et Olodum, les Portugais Rui Veloso, João Afonso, Amélia Muge, le Capverdien Tito Paris, les Mozambicains de Ghorwane, les Angolais Lulendo, André Mingas, Carlitos Vieira Dias, Moisés et José Kafala, entre autres.

C'est à Lisbonne que j'avais découvert les sonorités angolaises, et dans les années 90, j'ai rencontré dans la capitale portugaise les musiciens qui venaient enregistrer ou qui y résidaient, fuyant les conflits dans leur pays. Pour Mélodie, j'ai oeuvré à l'édition des Cds de Bonga et Carlos Burity. Et en 1998, je suis partie à Luanda, à la rencontre des musiques et des musiciens qui racontent les histoires extraordinaires de l'Angola. Grâce au soutien de la Radio Nationale d'Angola, j'ai entrepris avec l'aide de journalistes – Gilberto Junior, Artur Arriscado, Jomo Fortunato, João Chagas, Jorge Macedo – la réalisation de la collection Angola 1956-98, 5 Cds édités par Buda Musique, qui nous font découvrir la diversité et l'inventivité de cinq décennies de musiques urbaines. Puis j'ai réalisé Canta Angola qui réunit quelques uns des meilleurs artistes de Luanda. Le film (Mezzo, Kanpaï Prod) et le disque (édité par Universal) réalisés alors que le pays était encore déchiré par de violents conflits armés, montrent la créativité musicale qui résiste au désespoir. Ces disques ont permis de faire connaître les Musiques d'Angola et plusieurs artistes sont ainsi venus jouer en France : Carlitos Vieira Dias, Carlos Burity, Banda Maravilha, Moisés et José Kafala, Paulo Flores, Simmons Massini. Plus récemment, en 2012, j'ai travaillé à la venue du grand compositeur et chanteur Paulo Flores au Théâtre de la Ville (Paris) et au Festival Rio Loco (Toulouse) et à l'édition du Cd Ex-Combatentes Redux (Rue Stendhal), synthèse de son remarquable triple album Ex-Combatentes.

Je prépare actuellement le livre Histoires des Musiques d'Angola (1950-2015) avec le soutien de l'Union Nationale des Artistes et Compositeurs, ainsi que des musiciens et des journalistes angolais.

Conseillère pour les productions de Musiques du Cap Vert (Mélodie 1990-91)
Réalisatrice de Musiques du Cap Vert, Anthologie 1959-92. 2 CDs (Buda Musique. 1994)
Auteur de biographies de nombreux musiciens lusophones
Sélection et textes des CDs d’artistes angolais: Katendu de Bonga ((Mélodie1995) Salipo de Moisés et José Kafala (Iris Musique 1999), Ginginda de Carlos Burity (Mélodie 2001)
Réalisatrice de la série Angola 1956-1998 (5 CDs) Buda Musique 1999
Réalisatrice et auteur des textes du CD Canta Angola Universal Music 2001
Auteur de la conception, sélection et textes du CD Lisboa @ com .fusion EMI Music 2005
Conférences Musiques d'Angola, Musiques du Cap Vert: Colloque Musiques Africaines Institut Français, Bamako, Mali Oct 2011


PROGRAMMATION FESTIVALS MUSIQUE ET CINEMA
Collaboration à la programmation Brésil du Festival de Cinéma Racines Noires Paris
Assistante de production du Festival de Musiques Couleurs Brésil (Paris)
Collaboration au Festin Bahia, festival de musiques noires (Bahia 1991 e 1992)
Collaboration Festival des 3 Continents (Nantes): Hommage a Grande Othelo 1993, Chanchadas 1994
Directrice Artistique de Atlântida, Festival des Cultures Lusophones, Paris 1996 et 1997
Collaboratrice de Expo 98 pour la programmation lusophone d’Afrique


RECHERCHES :
"L'image du Noir dans le cinéma brésilien" (Festival Racines Noires 1985)
"La Saga Portugaise" Série fiction sur l'immigration portugaise (RitaFilms 86)
"Etre capverdien" Sur la littérature capverdienne (Vermédia. 1987)
"La Production des Telenovelas à Globo et à Manchete" (Téléimages 1989)
"Musiciens Africains de Paris" (Feeling Productions 1989)
“Musiques Populaires Portugaises” histoire et artistes
“Musiques d’Angola” 1950-2000 histoire et artistes
Résidence Artistique Sacatar, Itaparica, Bahia 2010: Liens historiques et culturels entre Angola et Bahia.
Résidence Artistique FAAP, Sao Paulo, 2011: recherches et écriture scénario Cher Blaisil


JOURNALISME:
Articles et chroniques culture pour Presse écrite française et portugaise ainsi que radios
1998- 2009: Expresso, World, Vibrations et revues spécialisées: articles sur artistes lusophones (Brésil, Portugal, Afrique)



DIVERS TÉLÉVISION
Années 80 : Assistante de production et monteuse: Cinequipa Lisbonne
Assistante de "Etoiles et Toiles" (TF 1), pour les émissions Brésil
Assistante de production pour Magazines TransEurope Productions.


FORMATRICE
Atelier de réalisation documentaire à la Télévision Nationale du Cap Vert. (1992)
Atelier de Création de Documentaires, Télévision Publique d’Angola (2006)
Formation à la réalisation de mini-documentaires et reportages Télévision de São Tomé / CFI (2008)
Atelier de Réalisation de Documentaires, Semba Produções, Luanda, Angola 2009